En plein air, pendant 19 jours, se tient la 83a Feira do livro de Lisbonne. Je n'étais pas partie au Portugal pour cela. J'y séjournais pour me dépayser, pour la sonorité de la langue, pour un bain de culture, pour le printemps et l'histoire. Et voilà que je visite la maison de Pessoa, le poète aux hétéronymes, passionné d'astrologie ; rend visite à Paulo Gouveia, du Clube de Artes e Ideias avec lequel le CALQ a une entente d'échange de résidences pour écrivains. Et je termine mon périple entourée d’écrits distribués le long de quatre longues allées. 83e édition de l’événement, c'est dire qu'en ce pays la littérature occupe une place depuis longtemps. Où en étions-nous en 1930 ? Et aujourd'hui ? Le salon du livre de Montréal dure six jours, celui de Québec cinq. Et quels oeuvres sont mises en évidence dans les étalages et sur les tables? Ici, où l'on ne verrait que les seules nouveautés. Là-bas, des ouvrages du début du siècle, voire, du siècle dernier. Tout n'y est pas que de l'immédiatement consommable, de l'éloge de l'éphémère. Il nous reste des croûtes à manger avant de mettre la culture à ce point à l'avant. Et le tout se déroule à l’extérieur, fascinant ce qu'un climat permet !
Il faut minimalement aller voir le site web, ne serait-ce que pour le plaisir évoqué par les images, la galeria de imagens. Et la musicalité des mots.
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jeudi 30 mai 2013
Feira do livro de Lisboa
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mardi 30 avril 2013
en attendant Brèves
Fini le travail sur la nouvelle Le déménagement. Elle serait prête à publier... pour le moment. Il est toujours difficile de mettre un point final à un texte. Et même publié, je retourne souvent y mettre un dernier assaisonnement. Le texte sera du prochain numéro de la revue Brèves littéraires, le 87 je crois, prévu pour juin 2013. Un spécial LGBT.
Je suis vraiment gâtée cette année avec deux publications (la première : on ne me tuera pas deux fois du spécial Camus de l'Écrit primal (No 48). Quel plaisir de voir son travail aboutir !
Alors, grosse récompense, je fais des valises afin de découvrir de nouveaux horizons... et revoir une compagne de classe quarante-et-un ans plus tard. Je lui ai envoyé une photo, en lui expliquant que j'avais pris du poids, la ménopause lui ai-je dit ! et les sucreries ai-je avoué. On s'est connues à Madagascar, on a repris contact grâce à soeur Bernadette, rencontrée lors d'une escale à Ste-Anne-Des-Monts en 2006, et on se croisera à Lisbonne. Petite planète adorée.
Je suis vraiment gâtée cette année avec deux publications (la première : on ne me tuera pas deux fois du spécial Camus de l'Écrit primal (No 48). Quel plaisir de voir son travail aboutir !
Alors, grosse récompense, je fais des valises afin de découvrir de nouveaux horizons... et revoir une compagne de classe quarante-et-un ans plus tard. Je lui ai envoyé une photo, en lui expliquant que j'avais pris du poids, la ménopause lui ai-je dit ! et les sucreries ai-je avoué. On s'est connues à Madagascar, on a repris contact grâce à soeur Bernadette, rencontrée lors d'une escale à Ste-Anne-Des-Monts en 2006, et on se croisera à Lisbonne. Petite planète adorée.
lundi 22 avril 2013
Sortez vos livres du placard!
Le mardi 23 avril à 19 heures
La littérature LGBT vous parle? Un livre vous a fait du bien? Roman, poésie, nouvelle,
essai, récits, etc., nous constituerons une liste avec laquelle chacun pourra repartir. Le
plaisir d’écrire sera également abordé ainsi que quelques questions sur le droit d’auteur et
les revenus des écrivains. Apportez ces ouvrages que nous puissions les voir et les toucher.
Une soirée où tous et toutes sont invités, lesbiennes, gais, bi, trans ainsi que les alliées et
alliés, parents, amis, amies, proches. Une rencontre QUE J'ANIMERAI AVEC PLAISR.
À 19h le 23 avril dans les locaux de GRIS‐Québec. Je vous attends!
DANS LES LOCAuX DE:
GRIS-Québec
363 rue de la Couronne, 2e étage
Québec
jeudi 18 avril 2013
Sortir un livre de soi
C'est ce soir à 18 h 30 au Centre des femmes de Verdun. J'anticipe joyeusement cette rencontre. J'espère que les participantes auront autant sinon plus de plaisir que j'en ai eu à le préparer. Parcours d'écriture. Parcours de vie et, j'espère rendre l'écriture et la lecture joyaux accessibles. De plus, je pourrai partager une dernière nouvelle, On ne me tuera pas deux fois, parue dans le numéro spécial Camus de L'Écrit primal, no 48 lancé hier soir à L'Université Laval.
À ce soir mesdames!
À ce soir mesdames!
lundi 25 mars 2013
Des lettres et des chiffres, plaisirs suprêmes
On dit des gens de lettres qu'ils n'ont pas la bosse des maths. On dit des matheux qu'ils performent moins en langue. Pourtant, un de mes profs, un jour, affirma que si l'on était bon dans l'un, on l'était dans l'autre. Chose certaine, du moins sur le plan scolaire, cette hypothèse s'appliquait bien à moi. Ayant grandi entre une mère amoureuse du français et un père enseignant en mathématiques, je sombrai dans l'amour des deux disciplines.
J'ai terminé mes déclarations fiscales, communément nommées rapports d'impôt. Plaisir honteux, je les fais toujours sur formulaires papier. J'éprouve un bonheur anxieux lors de la pratique annuelle de cet exercice. Le délice des chiffres et le souci de la dette potentielle. Étrange tourment puisque si je leur en devais, c'est que j'aurais gagné suffisamment et peut-être enfin dépassé le revenu médian tiré de la création littéraire par les auteurs du Québec, soit 2450 $ par année. Je penche encore dans la mauvaise moitié.
Mais je garde espoir, celui qu'un jour les lettres et les chiffres se conjuguent en harmonie. Pourvu que le plaisir reste.
J'ai terminé mes déclarations fiscales, communément nommées rapports d'impôt. Plaisir honteux, je les fais toujours sur formulaires papier. J'éprouve un bonheur anxieux lors de la pratique annuelle de cet exercice. Le délice des chiffres et le souci de la dette potentielle. Étrange tourment puisque si je leur en devais, c'est que j'aurais gagné suffisamment et peut-être enfin dépassé le revenu médian tiré de la création littéraire par les auteurs du Québec, soit 2450 $ par année. Je penche encore dans la mauvaise moitié.
Mais je garde espoir, celui qu'un jour les lettres et les chiffres se conjuguent en harmonie. Pourvu que le plaisir reste.
dimanche 10 mars 2013
Ce n'est pas parce que je n'écris pas que je n'écris pas
Que l’assiduité m'est difficile ! Déjà un mois que je n'ai rien écrit ici ! Pourtant, il s’en est passé des choses.
D'abord, je précise, j'écris toujours. Une nouvelle sera publiée en avril 2013 dans la revue L'Écrit primal : On ne me tuera pas deux fois. J'ai également participé au jury de ce numéro spécial Camus. Une seconde nouvelle attend une réponse, j'espère. De plus, je poursuis le travail sur mon roman. Voilà côté création. Et puis, il y a les propositions de projets, les demandes de bourse... et les déclarations fiscales qui sont commencées. Côté pragmatique, quoi !
Et ce qui s'en vient, outre l'écriture. Mars servira à la préparation d'événements, deux animations et une table ronde, qui se tiendront en avril.
11 avril 2013, UQAM : je suis invitée à une table ronde, intitulée « Visibilité des enjeux et réseaux de lesbiennes », organisée par la Chaire de recherche sur l'homophobie.
17 avril 2013, Université Laval : lancement du numéro 48 de l'Écrit primal.
18 avril 2013, Centre des femmes de Verdun : rencontre d'auteure titrée « Sortir un livre de soi ».
23 avril 2013, GRIS-Québec : animation de l'activité « Sortez vos livres du placard ! » dans le cadre de la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur.
Finalement, j'aurai le plaisir de travailler au stand de Gallimard pendant le Salon international du livre de Québec, qui se tient du 9 au 14 avril. J'attends mon horaire incessamment.
Un mois d'avril enlevant précédé d'un mois de mars qui l’est tout autant.
Et l'on vient d'ajouter une heure de lumière aujourd'hui, c'est formidable!
D'abord, je précise, j'écris toujours. Une nouvelle sera publiée en avril 2013 dans la revue L'Écrit primal : On ne me tuera pas deux fois. J'ai également participé au jury de ce numéro spécial Camus. Une seconde nouvelle attend une réponse, j'espère. De plus, je poursuis le travail sur mon roman. Voilà côté création. Et puis, il y a les propositions de projets, les demandes de bourse... et les déclarations fiscales qui sont commencées. Côté pragmatique, quoi !
Et ce qui s'en vient, outre l'écriture. Mars servira à la préparation d'événements, deux animations et une table ronde, qui se tiendront en avril.
11 avril 2013, UQAM : je suis invitée à une table ronde, intitulée « Visibilité des enjeux et réseaux de lesbiennes », organisée par la Chaire de recherche sur l'homophobie.
17 avril 2013, Université Laval : lancement du numéro 48 de l'Écrit primal.
18 avril 2013, Centre des femmes de Verdun : rencontre d'auteure titrée « Sortir un livre de soi ».
23 avril 2013, GRIS-Québec : animation de l'activité « Sortez vos livres du placard ! » dans le cadre de la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur.
Finalement, j'aurai le plaisir de travailler au stand de Gallimard pendant le Salon international du livre de Québec, qui se tient du 9 au 14 avril. J'attends mon horaire incessamment.
Un mois d'avril enlevant précédé d'un mois de mars qui l’est tout autant.
Et l'on vient d'ajouter une heure de lumière aujourd'hui, c'est formidable!
dimanche 27 janvier 2013
Sans paroles mais non sans mots
Me voilà rendue en un lieu de silence. Quoiqu'il y a un parloir, dont j'userai sans doute. Mais Skype j'éviterai. Ne pas parler avec la maison, les amies, les proches. Tentée d'être avec moi-même, sans plus. Tentée de faire le point avec les morts de 2012, mon père en particulier. Il ne voulait pas mourir. Je ne voulais pas qu'il meure. Mais voilà, nos volontés n'y peuvent pas grand-chose. Ce vide qui rend absurde le passage ici-bas.
Je lis Camus de ce temps-ci, Le premier homme, oeuvre inachevée qu'il avait avec lui lors de l'accident fatal. Il y est tant question de l'intensité de la vie, cela me ramène et me fait du bien. Et une oeuvre en devenir, à toujours inachevée, et cet accès impudique à sa démarche. C'est une sorte de privilège, d'héritage. Une réflexion qu'il permet de poursuivre.
J'apporte du matériel pour écrire. Pas tellement en création comme en réflexion. Des mots commencés lors du cancer que j'ai eu, cahier qui est devenu un cahier de morts. Je n'ai pas eu le temps de m'occuper d'eux tous, surtout les derniers. Des morts que je n'ai pas pris le temps de coucher en mots. Je leur ferai une place dans mon cahier.
Ce sera trop court, je le sais. Ce sera cela. La vie est un acte inachevé, toujours. À moins que ce ne soit la mort.
Je serai sans paroles, dans le silence, mais non sans mots.
Pour quelques jours, j'entre au Monastère.
Je lis Camus de ce temps-ci, Le premier homme, oeuvre inachevée qu'il avait avec lui lors de l'accident fatal. Il y est tant question de l'intensité de la vie, cela me ramène et me fait du bien. Et une oeuvre en devenir, à toujours inachevée, et cet accès impudique à sa démarche. C'est une sorte de privilège, d'héritage. Une réflexion qu'il permet de poursuivre.
J'apporte du matériel pour écrire. Pas tellement en création comme en réflexion. Des mots commencés lors du cancer que j'ai eu, cahier qui est devenu un cahier de morts. Je n'ai pas eu le temps de m'occuper d'eux tous, surtout les derniers. Des morts que je n'ai pas pris le temps de coucher en mots. Je leur ferai une place dans mon cahier.
Ce sera trop court, je le sais. Ce sera cela. La vie est un acte inachevé, toujours. À moins que ce ne soit la mort.
Je serai sans paroles, dans le silence, mais non sans mots.
Pour quelques jours, j'entre au Monastère.
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