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mardi 30 avril 2013

en attendant Brèves

Fini le travail sur la nouvelle Le déménagement. Elle serait prête à publier... pour le moment. Il est toujours difficile de mettre un point final à un texte. Et même publié, je retourne souvent y mettre un dernier assaisonnement. Le texte sera du prochain numéro de la revue Brèves littéraires, le 87 je crois, prévu pour juin 2013. Un spécial LGBT.

Je suis vraiment gâtée cette année avec deux publications (la première : on ne me tuera pas deux fois du spécial Camus de l'Écrit primal (No 48). Quel plaisir de voir son travail aboutir !

Alors, grosse récompense, je fais des valises afin de découvrir de nouveaux horizons... et revoir une compagne de classe quarante-et-un ans plus tard. Je lui ai envoyé une photo, en lui expliquant que j'avais pris du poids, la ménopause lui ai-je dit ! et les sucreries ai-je avoué. On s'est connues à Madagascar, on a repris contact grâce à soeur Bernadette, rencontrée lors d'une escale à Ste-Anne-Des-Monts en 2006, et on se croisera à Lisbonne. Petite planète adorée.

dimanche 10 mars 2013

Ce n'est pas parce que je n'écris pas que je n'écris pas

Que l’assiduité m'est difficile ! Déjà un mois que je n'ai rien écrit ici ! Pourtant, il s’en est passé des choses.

D'abord, je précise, j'écris toujours. Une nouvelle sera publiée en avril 2013 dans la revue L'Écrit primal : On ne me tuera pas deux fois. J'ai également participé au jury de ce numéro spécial Camus. Une seconde nouvelle attend une réponse, j'espère. De plus, je poursuis le travail sur mon roman. Voilà côté création. Et puis, il y a les propositions de projets, les demandes de bourse... et les déclarations fiscales qui sont commencées. Côté pragmatique, quoi !

Et ce qui s'en vient, outre l'écriture. Mars servira à la préparation d'événements, deux animations et une table ronde, qui se tiendront en avril.

11 avril 2013, UQAM : je suis invitée à une table ronde, intitulée « Visibilité des enjeux et réseaux de lesbiennes », organisée par la Chaire de recherche sur l'homophobie.

17 avril 2013, Université Laval : lancement du numéro 48 de l'Écrit primal.

18 avril 2013, Centre des femmes de Verdun : rencontre d'auteure titrée « Sortir un livre de soi ».

23 avril 2013, GRIS-Québec : animation de l'activité « Sortez vos livres du placard ! » dans le cadre de la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur.

Finalement, j'aurai le plaisir de travailler au stand de Gallimard pendant le Salon international du livre de Québec, qui se tient du 9 au 14 avril. J'attends mon horaire incessamment.

Un mois d'avril enlevant précédé d'un mois de mars qui l’est tout autant.

Et l'on vient d'ajouter une heure de lumière aujourd'hui, c'est formidable!

dimanche 27 janvier 2013

Sans paroles mais non sans mots

Me voilà rendue en un lieu de silence. Quoiqu'il y a un parloir, dont j'userai sans doute. Mais Skype j'éviterai. Ne pas parler avec la maison, les amies, les proches. Tentée d'être avec moi-même, sans plus. Tentée de faire le point avec les morts de 2012, mon père en particulier. Il ne voulait pas mourir. Je ne voulais pas qu'il meure. Mais voilà, nos volontés n'y peuvent pas grand-chose. Ce vide qui rend absurde le passage ici-bas.
Je lis Camus de ce temps-ci, Le premier homme, oeuvre inachevée qu'il avait avec lui lors de l'accident fatal. Il y est tant question de l'intensité de la vie, cela me ramène et me fait du bien. Et une oeuvre en devenir, à toujours inachevée, et cet accès impudique à sa démarche. C'est une sorte de privilège, d'héritage. Une réflexion qu'il permet de poursuivre.
J'apporte du matériel pour écrire. Pas tellement en création comme en réflexion. Des mots commencés lors du cancer que j'ai eu, cahier qui est devenu un cahier de morts. Je n'ai pas eu le temps de m'occuper d'eux tous, surtout les derniers. Des morts que je n'ai pas pris le temps de coucher en mots. Je leur ferai une place dans mon cahier.
Ce sera trop court, je le sais. Ce sera cela. La vie est un acte inachevé, toujours. À moins que ce ne soit la mort.
Je serai sans paroles, dans le silence, mais non sans mots.

Pour quelques jours, j'entre au Monastère.

samedi 12 janvier 2013

recherche et écriture

Les sujets imposés sont une source intarissable de découvertes. C'est formidable ! Les concours offrent ces opportunités, tout comme les contrats de rédaction ou d'animation thématiques. Là, c'est le monde de l'Algérie et de Camus qui m'habitent. Je vais de recherches en révélations, c'est fabuleux ! On croit avoir une idée, une opinion et, encore une fois, on se fait confirmer que l’on ne connaît rien. Enfant, je rêvais d'être une exploratrice, l'écriture m'a offert cette voie.
C'est à L'écrit primal  que je dois cette actuelle incursion. Son invitation m'a permis une plongée dans un monde, dans une humanité qui m'est peu familière. L'histoire des femmes, des enfants et des hommes demeure ce qu'il y a de plus émouvant. Tant de rêves, tant de déceptions. De toutes parts.