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jeudi 9 octobre 2014

Nouvelle mouture

Ça y est, la cinquième édition du festival littéraire Québec en toutes lettres est lancée ! Du 9 au 19 octobre 2014, la thématique Doubles et pseudos sera traversée dans tous les sens par les arts littéraires et des créations issues ou inspirées des quatre coins de la francophonie. L'oeuvre d'un maître du canular, Romain Gary, sera à l'honneur.

J'aurais aimé des mots officiels de la soirée d'ouverture qu'ils me mettent l'eau à la bouche en me présentant davantage la programmation, plutôt que de tant insister sur l'ouverture — même si très attendue — de la Maison de la littérature pour le prochain festival. Mais Gary : brûle ! s'en est chargé. Lecture théâtrale d'extraits d'oeuvres et d'entrevues de Roman Kacew, plus connu sous son nom de plume Romain Gary (brûle ! en russe) et son pseudonyme Émile Ajar (cette fois, signifie braise) qui lui valu un second prix Goncourt (alors qu'une personne ne peut en recevoir qu'un dans sa vie!). Les comédiens débutent avec leur propre dualité et une tonalité à la fois sobre et enveloppante est donnée par le basson de Yana Ouellet. Le spectacle fait la tournée des bibliothèques durant le festival.

Une quarantaine d'activités jalonne ces dix jours, avec 200 artistes et écrivains à l'oeuvre. J'ai mon macaron et je compte bien en abuser !





© Colette Bazinet, 2014

dimanche 27 juillet 2014

L'été, je cesse d'écrire

   J'avais pourtant apporté tout ce qu'il faut : portable, manuscrit, carnets et cahiers. Stylos et papier également. Rien à faire. Le soir venu, tout mon être dodelinait au gré des flots. Je surprenais ma compagne en pleine lecture. Pire, elle — que l'écriture rebute — rédigeait son journal de voyage alors que je demeurais les yeux dans le vague. Ou dans la vague, ou dans l'onde éolienne, je ne sais plus. Le monde à l'envers !
Rivière-du-Loup, crédit photo Chantale Côté
   À partir du moment où j'embarque, quelque chose change. Un je ne sais quoi, un rien, une pacotille. Suffisante, tout de même, pour altérer mes projets. À moins qu'il n'en reste qu'un seul : lever les voiles. On largua les amarres, les voiles en ciseaux — une allure au portant qui demande une attention soutenue — jusqu'à notre premier mouillage au sein d'un sillon entre deux îles de l'archipel de Montmagny. L'ancre y fut mouillée. J’avoue, je me suis envasée en frôlant la batture. Nous en profitâmes : moment parfait pour la pause café. Nous nous exécutâmes: expressos accompagnés de galettes maison à l'avoine et aux raisins. Le montant souleva et dégagea le quillard; nous nous dirigeâmes vers le lieu anticipé pour y veiller et dormir. Ensorcelée. Les projets d'écriture s'envolaient.
   De son côté, le journal de bord était tenu avec rigueur, je vous assure. Météo, analyse des marées et courants, route prévue, route tenue. Ma responsabilité : je suis skipper. Les bris, les bons coups et les autres, les anecdotes, les rencontres, bien des éléments sont inscrits. En marche, je fais un peu de zèle : je note aux heures notre avancée. En mer, cela s'effectue au quatre heures. Toutefois, sur le fleuve, j'estime qu'avec les difficultés inhérentes à cette navigation, parmi les plus difficiles au monde, je ne peux prendre trop de précautions. Et mes soirées passent bien souvent en planification quoique je suis souvent dérangée par les couchers de soleil, les nuits étoilées, les colonies de pingouins qui papillonnent autour de nous, les phoques, bélugas et autres mammifères marins qui s'ingénient à nous embellir la vie. Alors une phrase s'inscrit sur un bout de papier entre des calculs de renverse de marées et de courants — non simultanées afin que rien ne soit simple —, une autre sur un brouillon de météo maritime pris au vol sur la fréquence de la garde côtière. Des ébauches de haïkus se glissent dans la paperasse. Puis des moustiques me rendent une nuit infernale et donnent naissance à un texte… Et la rédaction du journal de bord se poursuit.
   L'été, je cesse d'écrire parce que j'écris sans cesse. Le vent soulève la plume.



© Colette Bazinet, 2014

mardi 24 juin 2014

Que la route est belle! Pourtant, il pleuvait.

Ma compagne s'est prise d'affection pour les livres audio. Elle vient d'achever Le Liseur, de Bernhard Schlink et s'apprête à le rapporter à la bibliothèque quand nous recevons une invitation. « Accepterais-tu de l'entendre à nouveau ? » Elle acquiesce. Un de ses préférés, affirme-t-elle. Elle lit ces disques compacts.
Ce roman a donné lieu à un film, vu. J'avais adoré. À l'aller, nous écoutons une première heure. Dieue que la littérature est riche !

bande-annonce du film 


Deux journées merveilleuses passées en compagnie d'amies. Au retour de La Baie, nous optons pour la route longue : longer le Saguenay, puis le fleuve. Un détour de cent kilomètres, une soixantaine de minutes ajoutées à l'audition. Sans compter la pause pour diner, celle pour un café ou cette autre pour se dégourdir les jambes. Je demeurerai pudique quant aux autres arrêts. À l'arrivée, nous restons dans la voiture, attentives aux dernières minutes du récit.

Près de quatre heures silencieuses, toute à l'écoute de la honte relatée, de l'horreur, de l'amour, de l'anesthésie, de l'héritage laissée par la génération qui précède. Je n’aime pas avoir lu un ouvrage avant de visionner le film qui en découlera. Je vis toujours une frustration. Au contraire, référer au bouquin après avoir vu sa version cinématographique donne une profondeur et ajoute tant de dimensions à l'histoire et aux personnages ! J'en tire plaisir, émotion et réflexion. Des affirmations paraissent peut-être parfois gratuites, les mots, jamais. Plus je lis, plus j'écoute, plus j'aime les mots sous toutes leurs formes. 

Ainsi, en avril dernier, dans le cadre de la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur j'ai exploré le spectacle littéraire. Peut-être le terme est-il trop fort. Une lecture en musique ? Pas un texte intégral, non, des extraits de Trabouler. Manon l'accordéon a créé une trame originale et nous nous sommes produites. Je voulais sortir le texte de ses lieux usuels, rejoindre des gens là où ils travaillent, sur leur heure de diner… et d’autres dans la résidence où la perte d'autonomie les confine. 

Trabouler en musique était né.



Pratique avec Manon Hamel  C&C, 2014













© Colette Bazinet, 2014

mercredi 21 mai 2014

Vous dites mythologies?

Je poursuis la petite réflexion amorcée lors de mon bref passage au Congrès Boréal. Mention : insérée dans la pochette remise à l'inscription, le numéro 189 de Solaris, revue de science-fiction (SF) et de fantastique. Je reviendrai sur un article qui complétait parfaitement mon questionnement.

Lors de mon dernier billet, je discutais des archétypes, bien pauvres en nombre, du genre féminin. Aujourd'hui, j'aborde les empreintes mythologiques. Rappel du titre de l'atelier : Pourquoi la mythologie et les genres sont-ils de grands alliés ? Religiologue et sociologue de formation, il va sans dire qu'il s'agit là de sujets qui me titillent. Toutefois, je souligne être néophyte des littératures de l’imaginaire.

***

Alors voilà. Les protagonistes invités, dans un premier mouvement, mentionnent les mythologies grecques, romaines, voire celtiques. L’une avance qu'elle explore actuellement des mythes inuit. Finalement, la doyenne rappelle l'existence de ceux appartenant à d'autres cultures, notamment africaines ou asiatiques. Surprise : aucune référence aux mondes judéo-chrétiens ! Je trouve cela très intéressant. Est-il plus ardu de reconnaître la richesse des représentations issues de nos héritages religieux directs ? Je me suis d'autant plus posé cette question, centrale dans mon roman Trabouler, quoique j’y fasse davantage référence aux mondes sémito-chrétiens plutôt que strictement judéo.

Je me rappelle avoir eu une préoccupation — qu'un auteur ne devrait jamais avoir : je craignais de tomber dans l'ésotérisme ou de sembler me prétendre gourou. Est-ce lié au fait qu'il s'agissait de cette famille mythologique ? Je me rends compte que je retiens ma tendance à flirter avec le fantasy ou le fantastique. Maudite autocensure ! D'autant plus que dans ces genres, pour le peu que j'en ai lu, laisse une large place à une morale souvent bipolarisée : luttes entre le bien et le mal — que je m'amusais à barouetter un peu. Un auteur me dira que cette bipolarisation morale s’avère moindre dans les écrits plus récents. Tout de même, elle demeure discrète, voire de mauvais goût dans la littérature dite générale.

Je lis le texte Le Vatican et les Extraterrestres, par Mario Tessier (Solaris). Il m'instruit d'une réflexion sur les rapports entre théologie, science et science-fiction. Un encadré rappelle également l'intérêt des Jésuites et de diverses fratries utilisés en SF. Finalement, j'y pense, eh oui, le diable, l'apocalypse et moult figures ont été utilisées dans l'écriture de l'imaginaire. Me voilà rassurée. Mais pourquoi n'ont-elles pas été nommées lors de l'atelier ? Pudeur ? Dissociation conceptuelle ?

Pour ma part, je retiens que j'ai beaucoup à apprendre du métier d'écrivain et, surtout, à ne pas hésiter à lâcher encore plus lousse la folle du logis.





© Colette Bazinet, 2014

lundi 12 mai 2014

Archétypes et imaginaire

   J'ai vécu mon premier Congrès Boréal, début mai. Congrès de la littérature de l'imaginaire, du fantastique, du fantasy et de la science-fiction. Rendez-vous annuel à ne pas manquer, semble-t-il. Cette année, en le voyant annoncé sur FB par une de ses inconditionnelles, je me suis dit, go ! pour la journée du samedi. Une première fois, quand même ! Très stimulant.
   Ces rendez-vous permettent de se ressourcer, de stimuler la créativité, de rencontrer, de deviser… et de constater certaines « avancées », mot mis sciemment entre guillemets. J'assistai donc à quelques ateliers, dont celui-ci : Pourquoi la mythologie et les genres sont-ils de grands alliés ? Genres pour genres littéraires. J'ai eu deux surprises, aujourd'hui il sera question de la première.
   Causer mythologie amène rapidement les protagonistes invités à associer mythes et archétypes. Je ne discuterai pas ici de la pertinence de cette association, mais bien de ces derniers, plus précisément ceux qui concernent le genre, non pas littéraire, mais le mâle et la femelle. Comme dans Gender Studies. 
  Voilà que Marie de Bulle nous indique que lors de son cursus universitaire, il a été mentionné cinq (5) archétypes pour les personnages féminins : la mère, la vierge, la putain, la guerrière et la sorcière. Je reste estomaquée. En particulier, elle confirme qu'il s'agissait d'un cours de 45 heures, le seul traitant du sujet. J'ai oublié de demander s'il était obligatoire ou optionnel. 
   Cinq ! Après tant d'années de féminisme — que certains prétendent révolu —, les lettres sont passées de trois référents à cinq. De la vierge (et) mère et de la putain, des universitaires sont arrivés à décliner la vierge en guerrière, et la putain en sorcière pour un total de cinq modèles. Point. Pendant ce temps, Sébastien Chartrand attirait l'attention sur l'émergence de nouveaux archétypes, notamment « le méchant colonisateur ». Eux, ils ont continuellement des modèles qui se déclinent, se nuancent, se créent. 
   L'imaginaire de qui, pour qui, pour quoi? 
  En toute fin, Élisabeth Vonarburg rappellera l'importance des écrivaines féministes dans la réécriture des contes.

   Le second constat sera l'objet du prochain billet (si rien ne s'introduit d'ici là!).




© Colette Bazinet



   


samedi 22 mars 2014

Tirés par les cheveux, les personnages?

Créer un personnage, quel plaisir ! On lui donne un sexe, un âge, un style, un passé, une vie… et on le baptise ! Quoique je ne sois pas si sure de cela non plus, le personnage ne s'impose-t-il pas avec son histoire, son nom, etc. ? Peu importe, parfois je crois que c'est tiré par les cheveux. Je me demande… hum, je n'exagère pas ? Prenez l'histoire d'un prénom. Celui de l'aubergiste de l'Hôtel du Village dans mon roman Trabouler.
Dans ce roman, deux mondes se côtoient : le monde sémite antique — celui de l'histoire sainte comme disaient les anciens — et le Québec contemporain. Je ne me rappelle pas dans quel ordre c'est arrivé. Chose certaine, j'extirpais la prostituée de l'Ancien Testament, celle qui accueille les voyageurs. Accueillir les voyageurs, le plus vieux métier du monde. Je l'ai appris lors d'une formation en emploi à notre honorable ITHQ (Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec). La prostituée de Jéricho était donc aubergiste. Elle se nomme Rahab.
Dans le village de la Côte-du-Sud, il y a un hôtel et son bar tenus par une ex-toxicomane, celle qui trouvera et hébergera la femme amnésique. Comment la prénommer ? Je tire — ou elle tire — par les cheveux et voilà : elle s'appelle Rahab ! Comme celle de l'Ancien Testament ! Rahab Boisvert, Québécoise pure laine, avec un nom de famille attribué Premières Nations, Boisvert. Bon, je change un peu l'orthographe, j'écris Ra'ab pour l'ancienne, Rahab pour la nouvelle et grimace de cette gymnastique trop évidente.
Eh bien non, c'est raté, je n'ai rien inventé du tout, rien exagéré, rien tiré par les cheveux. En donnant une causerie au centre des femmes de Beauport, une des participantes, Aline, raconte : « Mon arrière-grand-mère est née à Tadoussac et a vécu à Baie-Sainte-Catherine, et bien comment s'appelait-elle ? Rahab Savard ! » Elle apprenait enfin d'où ce prénom venait.

Comme quoi, bien quoi ? Qu'est-ce que vous voulez que je dise ?


© Colette Bazinet 2014

mercredi 28 août 2013

Le déménagement - nouvelle

Lecture au lancement du 13 août 2013
 Non, ce n'est pas moi qui déménage. Il s'agit du titre de ma nouvelle publiée dans le numéro 87 de Brèves littéraires, un numéro spécial LGBT. Le lancement a eu lieu dans le cadre de la Fierté littéraire 2013 au Ella-grill à Montréal.
Je devrais dire Le déménagement 1. Ce sera une trilogie aux chutes éloquentes, chacune évoquant un monde.
L'événement était des plus chaleureux et suivi d'un micro-ouvert qui nous a permis d'entendre des textes percutants.
Le premier paragraphe de la nouvelle  Le déménagement est en ligne sur mon site....









On peut se procurer le numéro 87 en cliquant sur ce lien qui mène au site de la revue. J'en ai également quelques exemplaires. Un plaisir qui se déguste à toute heure.

Brèves littéraires est la revue de création littéraire de la Société littéraire de Laval.


En passant, ma voiture est toujours à vendre. Nouveau prix: 1750$. Nissan Sentra 2002 en bon état!



©Colette Bazinet, 2013

jeudi 30 mai 2013

Feira do livro de Lisboa




Se promener dans les allées d'un immense parc du centre-ville. Le soleil qui tape le midi, la fraîcheur du soir. Nous déambulons en pleine foire du livre, version lisboète.



Du 23 mai au 10 juin 2013, Lisbonne, 83e foire du livre


En plein air, pendant 19 jours, se tient la 83a Feira do livro de Lisbonne. Je n'étais pas partie au Portugal pour cela. J'y séjournais pour me dépayser, pour la sonorité de la langue, pour un bain de culture, pour le printemps et l'histoire. Et voilà que je visite la maison de Pessoa, le poète aux hétéronymes, passionné d'astrologie ; rend visite à Paulo Gouveia, du Clube de Artes e Ideias avec lequel le CALQ a une entente d'échange de résidences pour écrivains. Et je termine mon périple entourée d’écrits distribués le long de quatre longues allées. 83e édition de l’événement, c'est dire qu'en ce pays la littérature occupe une place depuis longtemps. Où en étions-nous en 1930 ? Et aujourd'hui ? Le salon du livre de Montréal dure six jours, celui de Québec cinq. Et quels oeuvres sont mises en évidence dans les étalages et sur les tables? Ici, où l'on ne verrait que les seules nouveautés. Là-bas, des ouvrages du début du siècle, voire, du siècle dernier. Tout n'y est pas que de l'immédiatement consommable, de l'éloge de l'éphémère. Il nous reste des croûtes à manger avant de mettre la culture à ce point à l'avant. Et le tout se déroule à l’extérieur, fascinant ce qu'un climat permet !
Il faut minimalement aller voir le site web, ne serait-ce que pour le plaisir évoqué par les images, la galeria de imagens. Et la musicalité des mots.

lundi 22 avril 2013

Sortez vos livres du placard!


Le mardi 23 avril à 19 heures
La littérature LGBT vous parle? Un livre vous a fait du bien? Roman, poésie, nouvelle,
essai, récits, etc., nous constituerons une liste avec laquelle chacun pourra repartir. Le
plaisir d’écrire sera également abordé ainsi que quelques questions sur le droit d’auteur et
les revenus des écrivains. Apportez ces ouvrages que nous puissions les voir et les toucher.
Une soirée où tous et toutes sont invités, lesbiennes, gais, bi, trans ainsi que les alliées et
alliés, parents, amis, amies, proches. Une rencontre QUE J'ANIMERAI AVEC PLAISR.
À 19h le 23 avril dans les locaux de GRIS‐Québec. Je vous attends!


DANS LES LOCAuX DE: 
GRIS-Québec
363 rue de la Couronne, 2e étage
Québec



samedi 12 janvier 2013

recherche et écriture

Les sujets imposés sont une source intarissable de découvertes. C'est formidable ! Les concours offrent ces opportunités, tout comme les contrats de rédaction ou d'animation thématiques. Là, c'est le monde de l'Algérie et de Camus qui m'habitent. Je vais de recherches en révélations, c'est fabuleux ! On croit avoir une idée, une opinion et, encore une fois, on se fait confirmer que l’on ne connaît rien. Enfant, je rêvais d'être une exploratrice, l'écriture m'a offert cette voie.
C'est à L'écrit primal  que je dois cette actuelle incursion. Son invitation m'a permis une plongée dans un monde, dans une humanité qui m'est peu familière. L'histoire des femmes, des enfants et des hommes demeure ce qu'il y a de plus émouvant. Tant de rêves, tant de déceptions. De toutes parts.

mardi 14 août 2012

la Fierté littéraire, j'en suis!

je ne pouvais rater ce clin d'oeil au film J'en suis! de Claude Fournier.

C'était la soirée d'ouverture au Sir Montcalm. Soirée d'ouverture et micro-ouvert. Plus d'une cinquantaine de personnes présentes, deux heures de lectures publiques, bouchées et vin. Excellent, et c'est une première ! Que cela sera-t-il quand ce sera un incontournable ? Et ce n'est pas fini.

Trois soirées de rencontres d'auteures et d'auteurs s'en viennent, animées par Denis-Martin Chabot, l'instigateur de l'événement.

Pour ma part, j'aurai le plaisir d'être invitée jeudi soir le 16, avec mon roman Trabouler. Un rendez-vous à ne pas manquer, à 19 heures au Centre communautaire gai et lesbien (CCGL), 2073 rue Plessis, Montréal. De plus, séance de signature samedi, sous la tente du CCGL, dans le cadre de la journée communautaire.

Belle semaine ! J'en suis toute réjouie... pour ne pas dire gaie.
 :o)

http://www.colettebazinet.com/Colette_Bazinet/Trabouler,_roman.html

mercredi 2 mai 2012

Tout vert

Des éclaircies ont parsemé ma route. Me voilà dans une petite auberge à Ayer's Cliff, avec le couchant. En m'éloignant de Québec, les verts tendres clairsemés se sont faits de plus en plus insistants. Le sud est plus fort que la montagne. En route pour Ptown demain, je verrai si c'est avec ou sans escale, selon la fatigue de la conductrice. Deux jours de flotte annoncés, pour un retour au camping sous la tente, hum. À voir.
Par ailleurs, j'ai fait un arrêt chez des amies de Ste-Cathetine de Hatley. J'en suis repartie avec le nom d'une franco-suisse-peintre-lesbienne de Ptown. Petite planète. J'espère avoir l'occasion d'un café.

Ce séjour de ressourcement et d'écriture s'annonce riche.

mardi 10 avril 2012

présence au Salon international du livre de Québec

Ça y est, le Salon international du livre de Québec 2012 arrive. J'y cours déposer le roman Trabouler aujourd'hui.

Quand ? J'y serai tous les après-midi + vendredi et samedi soir. Du 11 au 15 avril 2012.
Où ? Au kiosque des écrivains francophones d'Amérique, numéro 827, dans la rangée du fond à droite en entrant.

En espérant que l'on ait l'occasion de se saluer,

Voici l'horaire de mes présences :
mercredi : 13 h à 17 h ;
jeudi : 14 h à 18 h ;
vendredi : 13 h à 17 h et de 18 h 30 à 21 h ;
samedi : 14 h à 17 h et de 18 h 30 à 21 h ;
dimanche : 13 h à 17 h.

Le livre y est en tout temps.

Au plaisir !

vendredi 22 juillet 2011

Imposture

Une imposteure. Si si. J'ai bien publié un roman, en ai un autre en chantier, quelques nouvelles et autres récits traînent dans mes classeurs. Ai même pêché quelques vers japonais, de prétendus haïkus. Petites pensées dispersées ci et là. Bouts de papier épars, notes virtuelles. Mais se déclarer écrivaine ? Une imposture!

Écrivante, auteure, peut-être. Écrire ne rend pas écrivain. La littérature a ses exigences, des approches créatives propres, une exploration de la forme qui va au-delà des exercices que j'étends à l'écran ou sur des supports dérivés d'une pâte quelconque. De plus, je n'ai acquis aucune formation générale ou spécifique, rien, nenni, en lettres ou littérature.

Scolarité : sociologie. Sociologue alors ? Le diplôme date, je n'ai jamais oeuvré directement dans la discipline que ce soit en enseignement ou en recherche. Idem dans me lectures personnelles, j'ai décroché. Ne peux donc me prétendre sociologue.

Finalement, le féminisme. Certes, j'ai suivi l'équivalent d'une mineure au niveau du bac universitaire et obtenu la « concentration en études féministes » de deuxième cycle, dans le cadre de ma maîtrise. Là aussi, je suis dépassée. Passée date, out.  Les grands débats, les noms célèbres, les derniers essais. Out! Jusqu’aux classiques, oubliés. Le coeur y est, les données désuètes.

Que reste-t-il ? Une sorte d'amateurisme ? Tiens. Une variation sur le thème: si j'étais simplement une (auteure) socioculturelle.