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mercredi 2 avril 2014

Jamais deux sans trois en avril!


Le mois d'avril s'annonce fertile: la causerie Sortir un livre de soi se tiendra au Centre-femmes d'aujourd'hui à Sainte-Foy et je soulignerai la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur par non pas une, mais deux représentations de «Trabouler» en musique, avec l'accordéonniste Manon Hamel. En ordre chrono, cela donne:

Le 16 avril 2014 à 13h30: Sortir un livre de soi
Le Centre-femmes d'aujourd'hui m'a invitée à tenir un café-rencontre. Cette causerie sera l'occasion d'un partage de mon expérience de la non-écriture à la publication d'un premier roman, Trabouler. Les participantes sont également conviées à faire part de leur propre rapport à la littérature sous toutes ses formes. La rencontre se termine par un exercice d'écriture festif.
Le 16 avril 2014, de 13h30 à 15h30 au Centre-Femmes d’Aujourd’hui, 1008, rue Mainguy, Québec      418 651-4280 
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Puis le 23 avril, Journée mondiale du livre et du droit d'auteur, deux représentations de:
À l’affiche : «Trabouler» en musique 
Le livre profitent de la journée pour sortir de ses lieux usuels. Séjour à l’hôpital Saint-François-d’Assise et au centre pour personnes en perte d'autonomie Saint-Jean-Eudes. À l’affiche : des extraits du roman  Trabouler mis en lecture et accompagnés par la musique de l'accordéoniste Manon Hamel. Le tout servi dans un climat où mots et harmonies offriront une pause onirique, un accès au monde imaginaire. Trabouler signifie « passer au travers ». Une jeune femme amnésique est recueillie par l’aubergiste d’un village de la Côte-du-Sud. Une histoire de résilience sur fond de paysages fluviaux. 
Bien sûr, en cette journée laissera une place au droit d’auteur et à la vie d’écrivain.
Le thème 2014, Affichez-vous avec votre livre! vous invite à trimbaler  votre bouquin préféré ou celui en cours de lecture toute la journée! Discutez-en!

Le 23 avril 2014
Dès 11h30, spectacle à midi, à la cafétéria de l'hôpital Saint-François-d'Assise, 10, rue de L'Espinay, Québec
À 13h30 à l'auditorium du centre Saint-Jean-Eudes, au 45 rue Leclerc, Québec

© Colette Bazinet 2014

samedi 22 mars 2014

Tirés par les cheveux, les personnages?

Créer un personnage, quel plaisir ! On lui donne un sexe, un âge, un style, un passé, une vie… et on le baptise ! Quoique je ne sois pas si sure de cela non plus, le personnage ne s'impose-t-il pas avec son histoire, son nom, etc. ? Peu importe, parfois je crois que c'est tiré par les cheveux. Je me demande… hum, je n'exagère pas ? Prenez l'histoire d'un prénom. Celui de l'aubergiste de l'Hôtel du Village dans mon roman Trabouler.
Dans ce roman, deux mondes se côtoient : le monde sémite antique — celui de l'histoire sainte comme disaient les anciens — et le Québec contemporain. Je ne me rappelle pas dans quel ordre c'est arrivé. Chose certaine, j'extirpais la prostituée de l'Ancien Testament, celle qui accueille les voyageurs. Accueillir les voyageurs, le plus vieux métier du monde. Je l'ai appris lors d'une formation en emploi à notre honorable ITHQ (Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec). La prostituée de Jéricho était donc aubergiste. Elle se nomme Rahab.
Dans le village de la Côte-du-Sud, il y a un hôtel et son bar tenus par une ex-toxicomane, celle qui trouvera et hébergera la femme amnésique. Comment la prénommer ? Je tire — ou elle tire — par les cheveux et voilà : elle s'appelle Rahab ! Comme celle de l'Ancien Testament ! Rahab Boisvert, Québécoise pure laine, avec un nom de famille attribué Premières Nations, Boisvert. Bon, je change un peu l'orthographe, j'écris Ra'ab pour l'ancienne, Rahab pour la nouvelle et grimace de cette gymnastique trop évidente.
Eh bien non, c'est raté, je n'ai rien inventé du tout, rien exagéré, rien tiré par les cheveux. En donnant une causerie au centre des femmes de Beauport, une des participantes, Aline, raconte : « Mon arrière-grand-mère est née à Tadoussac et a vécu à Baie-Sainte-Catherine, et bien comment s'appelait-elle ? Rahab Savard ! » Elle apprenait enfin d'où ce prénom venait.

Comme quoi, bien quoi ? Qu'est-ce que vous voulez que je dise ?


© Colette Bazinet 2014

jeudi 3 octobre 2013

Un pied à terre, un pied à la mer

Quel mois ! Premier voyage en solitaire sur mon bateau : huit heures, 39 miles nautiques, des pointes à plus de 25 noeuds, des vagues de 1 à 2 mètres, un atterrissage avec le couchant. Un plaisir fou ! Deux réalisations cet été : vivre à bord et ladite navigation en solitaire. S'ajoutent l'inauguration de mon campeur et un convoyage en perspective.

Vivre à bord — mon projet d'embarcation d'écriture — c'est être en quelque sorte sans adresse, puisque sur l'eau. De plus, je suis locataire, un pied-à-terre, quoi ! Alors, comment dire où je vis ? Cette idée de domicile fixe est une convention ; pourquoi s'en inquiéter ?
Voilà mon parti pris du jour ; je vis sur l'eau (saisonnier tout de même) et ai des pied-à-terre (les autres saisons). D'autant plus vrai que je viens d'expérimenter une autre façon de voyager. Je me suis procuré un véhicule assez long pour y dormir. L'escapade m'a menée chez des amies qui s'apprêtent à partir pour les Bahamas pour l'hiver — elles vivent sur leur voilier (pour elles, véritable résidence, cela fait un bon 5 ans). Et bien, me voilà invitée à convoyer l'embarcation jusqu'à New York !

Mes bagages sont prêts. Après la Journée visibilité du 5 octobre où je tiendrai une table pour Trabouler et autres écrits, on appareille !

Séance de signature puis embarquement. Vive le nomadisme!


©Colette Bazinet 2013 

jeudi 30 mai 2013

Feira do livro de Lisboa




Se promener dans les allées d'un immense parc du centre-ville. Le soleil qui tape le midi, la fraîcheur du soir. Nous déambulons en pleine foire du livre, version lisboète.



Du 23 mai au 10 juin 2013, Lisbonne, 83e foire du livre


En plein air, pendant 19 jours, se tient la 83a Feira do livro de Lisbonne. Je n'étais pas partie au Portugal pour cela. J'y séjournais pour me dépayser, pour la sonorité de la langue, pour un bain de culture, pour le printemps et l'histoire. Et voilà que je visite la maison de Pessoa, le poète aux hétéronymes, passionné d'astrologie ; rend visite à Paulo Gouveia, du Clube de Artes e Ideias avec lequel le CALQ a une entente d'échange de résidences pour écrivains. Et je termine mon périple entourée d’écrits distribués le long de quatre longues allées. 83e édition de l’événement, c'est dire qu'en ce pays la littérature occupe une place depuis longtemps. Où en étions-nous en 1930 ? Et aujourd'hui ? Le salon du livre de Montréal dure six jours, celui de Québec cinq. Et quels oeuvres sont mises en évidence dans les étalages et sur les tables? Ici, où l'on ne verrait que les seules nouveautés. Là-bas, des ouvrages du début du siècle, voire, du siècle dernier. Tout n'y est pas que de l'immédiatement consommable, de l'éloge de l'éphémère. Il nous reste des croûtes à manger avant de mettre la culture à ce point à l'avant. Et le tout se déroule à l’extérieur, fascinant ce qu'un climat permet !
Il faut minimalement aller voir le site web, ne serait-ce que pour le plaisir évoqué par les images, la galeria de imagens. Et la musicalité des mots.

lundi 22 avril 2013

Sortez vos livres du placard!


Le mardi 23 avril à 19 heures
La littérature LGBT vous parle? Un livre vous a fait du bien? Roman, poésie, nouvelle,
essai, récits, etc., nous constituerons une liste avec laquelle chacun pourra repartir. Le
plaisir d’écrire sera également abordé ainsi que quelques questions sur le droit d’auteur et
les revenus des écrivains. Apportez ces ouvrages que nous puissions les voir et les toucher.
Une soirée où tous et toutes sont invités, lesbiennes, gais, bi, trans ainsi que les alliées et
alliés, parents, amis, amies, proches. Une rencontre QUE J'ANIMERAI AVEC PLAISR.
À 19h le 23 avril dans les locaux de GRIS‐Québec. Je vous attends!


DANS LES LOCAuX DE: 
GRIS-Québec
363 rue de la Couronne, 2e étage
Québec



jeudi 18 avril 2013

Sortir un livre de soi

C'est ce soir à 18 h 30 au Centre des femmes de Verdun. J'anticipe joyeusement cette rencontre. J'espère que les participantes auront autant sinon plus de plaisir que j'en ai eu à le préparer. Parcours d'écriture. Parcours de vie et, j'espère rendre l'écriture et la lecture joyaux accessibles. De plus, je pourrai partager une dernière nouvelle, On ne me tuera pas deux fois, parue dans le numéro spécial Camus de L'Écrit primal, no 48  lancé hier soir à L'Université Laval.

À ce soir mesdames!