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lundi 13 octobre 2014

Quand un séisme porte plus à rire qu’à pleurer


Je roulais tranquillement quand les nouvelles radios ont commencé. Je n’en croyais pas ce que j’entendais. Le Vatican estimerait que les homosexuels auraient des dons, des qualités !

Je suis partie à rire de tant d’imbécilités, que les imbéciles me pardonnent ! Je ne suis plus capable d’en pleurer, c’est la colère qui vient.

En gros se tiendrait un synode ou une tentative d’ouverture sur des humains normalement constitués, mais catholiquement et socialement (encore hélas !) marginalisés, ostracisés.

Je suis donc allée lire l’article sur le site de Radio-Canada. Un séisme, selon un expert. Les homosexuels ne seraient pas qu’intrinsèquement désordonnés, on voudrait mettre un bémol à ce vocabulaire. Pas le balayer ! Cela déplairait et il ne faut pas compromettre la doctrine !
Le Vatican estime dans un document présenté lundi, à mi-parcours du synode sur la famille, que les homosexuels « ont des dons et des qualités à offrir à la communauté chrétienne ».

Non, ce n'est pas vrai, ils en sont toujours que là ! Leur document ajoute : « Sans nier les problèmes moraux liés aux unions homosexuelles, il faut noter qu'il existe des cas où l'entraide, jusqu'au sacrifice, constitue un soutien précieux à la vie des partenaires ». Bon, allez lire l’article, ici.

Je n’ai qu’un mot, une pensée, pour tous les membres de la diversité sexuelle qui luttent au sein de cette institution pour défendre leurs croyances. Je leur souhaite bon courage, ne lâchez pas. Cette lutte reste nécessaire.




© Colette Bazinet, 2014 

dimanche 10 mars 2013

Ce n'est pas parce que je n'écris pas que je n'écris pas

Que l’assiduité m'est difficile ! Déjà un mois que je n'ai rien écrit ici ! Pourtant, il s’en est passé des choses.

D'abord, je précise, j'écris toujours. Une nouvelle sera publiée en avril 2013 dans la revue L'Écrit primal : On ne me tuera pas deux fois. J'ai également participé au jury de ce numéro spécial Camus. Une seconde nouvelle attend une réponse, j'espère. De plus, je poursuis le travail sur mon roman. Voilà côté création. Et puis, il y a les propositions de projets, les demandes de bourse... et les déclarations fiscales qui sont commencées. Côté pragmatique, quoi !

Et ce qui s'en vient, outre l'écriture. Mars servira à la préparation d'événements, deux animations et une table ronde, qui se tiendront en avril.

11 avril 2013, UQAM : je suis invitée à une table ronde, intitulée « Visibilité des enjeux et réseaux de lesbiennes », organisée par la Chaire de recherche sur l'homophobie.

17 avril 2013, Université Laval : lancement du numéro 48 de l'Écrit primal.

18 avril 2013, Centre des femmes de Verdun : rencontre d'auteure titrée « Sortir un livre de soi ».

23 avril 2013, GRIS-Québec : animation de l'activité « Sortez vos livres du placard ! » dans le cadre de la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur.

Finalement, j'aurai le plaisir de travailler au stand de Gallimard pendant le Salon international du livre de Québec, qui se tient du 9 au 14 avril. J'attends mon horaire incessamment.

Un mois d'avril enlevant précédé d'un mois de mars qui l’est tout autant.

Et l'on vient d'ajouter une heure de lumière aujourd'hui, c'est formidable!

mardi 14 août 2012

la Fierté littéraire, j'en suis!

je ne pouvais rater ce clin d'oeil au film J'en suis! de Claude Fournier.

C'était la soirée d'ouverture au Sir Montcalm. Soirée d'ouverture et micro-ouvert. Plus d'une cinquantaine de personnes présentes, deux heures de lectures publiques, bouchées et vin. Excellent, et c'est une première ! Que cela sera-t-il quand ce sera un incontournable ? Et ce n'est pas fini.

Trois soirées de rencontres d'auteures et d'auteurs s'en viennent, animées par Denis-Martin Chabot, l'instigateur de l'événement.

Pour ma part, j'aurai le plaisir d'être invitée jeudi soir le 16, avec mon roman Trabouler. Un rendez-vous à ne pas manquer, à 19 heures au Centre communautaire gai et lesbien (CCGL), 2073 rue Plessis, Montréal. De plus, séance de signature samedi, sous la tente du CCGL, dans le cadre de la journée communautaire.

Belle semaine ! J'en suis toute réjouie... pour ne pas dire gaie.
 :o)

http://www.colettebazinet.com/Colette_Bazinet/Trabouler,_roman.html

jeudi 12 janvier 2012

les droits des unes protègent les droits de tous

Quelle inquiétante nouvelle : le gouvernement Harper cherche encore une fois à défaire les droits reconnus par la Charte canadienne en refusant de reconnaître le droit d'un couple à divorcer. Un couple de femmes, bien sûr.
Selon le reportage de Sébastien Saint-François au TJ midi (téléjournal midi de Radio-Canada), la raison invoquée par le fédéral est que ces femmes, Américaines, n'auraient pu se marier au Canada puisqu'elles ne pouvaient le faire légitimement dans leur propre pays. C'est là une approche vicieuse qui menace les droits de tous en choisissant des cibles où la majorité ne se sentira pas concernée et des gens qui ne risquent pas de contester en cour. Bien des droits reconnus ici, celui à l'expression par exemple, ne le sont pas partout. Empêche-t-on alors ceux qui viennent d'ailleurs de s'exprimer ? Je reprends ici un extrait de l'article lié à cette chronique (radio-canada.ca).


L'avocat Julius Grey, spécialiste dans la défense des libertés individuelles, abonde dans le même sens.
« Ce genre d'interprétation étroite et mesquine, c'est précisément la façon de rendre caduque la Charte. Ils ne vont jamais l'annuler [...], mais en faisant ce genre de distinctions, on rend la charte sans objet. » — Julius Grey


La Charte protège toutes les citoyennes et tous les citoyens, lui introduire des exceptions c'est la fragiliser, l'invalider. Le fait que ce soit des lesbiennes non-canadiennes qui sont visées n'est pas innocent. La majorité restera silencieuse pour ces femmes... et verra ses droits s'effriter sans mots dire et sans maudire. Tout peuple doit rester vigilant. La montée du nazisme ne s'est pas faite auprès d'un peuple sans ressources et le nazisme fût, avec toutes ses horreurs, avec des stratégies camouflant auprès des citoyens ordinaires les dessous de la tyrannie. Bien présomptueux est celui ou celle qui croit que cela ne peut se reproduire, ici en particulier.  
Il semble que d'autres aspects juridiques des mariages n'aient pas été respectés, par exemple la durée requise de vie au Canada, erreur administrative qui arriverait assez fréquemment. J'insiste, c'est à un couple de lesbiennes qui désirent maintenant divorcer que la machine s'en prend et se met en branle. Ce n'est pas innocent.


Apprendrons-nous aussi par les médias que, tiens, on vient d'abolir tel ou tel droit ?