mercredi 7 novembre 2012

Salon du livre à Saint-Jean-Port Joli


Le 21e Salon se tiendra les 10 et 11 novembre 2012
Le Salon du livre de la Côte-du-Sud a été fondé en 1991. Il est dirigé par un comité de bénévoles dont l'objectif principal est d'offrir aux auteurs l'opportunité de rencontrer leurs lecteurs chaque automne. Le 21e Salon se tiendra les 10 et
11 novembre 2012 à Saint-Jean-Port-Joli (Capitale culturelle 2005) à la Salle des Bâtisseurs, située au 390, rue Verreault. lire la suite 


J'aurai le plaisir d'y tenir un stand les samedi et dimanche. Quel endroit rêvé puisque le roman Trabouler se déroule dans un village de la Côte-du-Sud !

Au plaisir !


mardi 18 septembre 2012

Ma jeunesse a 60 ans


 Tout remonte d’un coup. Ce rock endiablé que nous avions swigné alors que nous étions tous deux piètres danseurs; ces échappées à trois décidées sur un coup de tête, pour rejoindre le chum de ma cousine dans le nord; ces pleins d’essence faits auprès d’un ami pompiste qui nous en mettait le plus possible pour 2 $, notre fortune du moment; ces trips gelés comme une balle; tout le pot reçu en cadeau de noces oublié quelque part; les partys d’Halloween délirants. Une nostalgie soudaine. Une nostalgie qui fait fi des gouffres financiers et humains vers lesquels nous filions à vive allure. J’avais 20 ans.

Le père de ma fille a eu 60 ans. Gorge nouée. La vieillesse arrive aussi vite que tout ce qui fuit.

lundi 3 septembre 2012

Texte tendre à propos de la mort


29 août 2012 : rentrée scolaire en maternelle 4 ans. Cédrik a eu un bien gros été.

Fin mai, la tante Lise décède. Elle fut exposée, du moins ce qui restait de son être tangible. Premier contact de l'enfant avec un corps, un corps connu. Il n’avait encore que trois ans. Il ne l’avait pourtant pas vu souvent, trois jours de l’An tout au plus. Mémorables : « C’est là qu’en ouvrant la porte il y avait plein de monde? » Et Lise parmi tous ces gens, l’hôtesse, il savait de qui il s’agissait. Arrivé au cercueil, il stoppa net, stupéfait. Au cours de la soirée, il revint souvent. Quand le cousin Antoine, six ans, arriva, il le prit par la main pour lui faire voir. À la fin de la soirée, dans mes bras, je discutais avec mon oncle, le veuf, et mes cousines. Je faisais dos au cercueil, lui regardait par-dessus mon épaule. : « Je comprends : c’est une statue! » Comment expliquer la mort aux enfants? « Oui, c’est comme cela avant de devenir une étoile, tu la préfères comme cela n’est-ce pas? » en me dirigeant vers les chevalets où des montages de photos montrait Lise souriante, vivante. Il acquiesça.

Fin juillet, à la suite d'une leucémie fulgurante, mon père - arrière-grand-père de Cédrik - décède à son tour. Figure bien plus présente cette fois. Le petit avait eu ses quatre ans entre temps. Mon père ne voulait pas être exposé. Sa mère lui avait expliqué que cette fois, c’était allé trop vite, qu’il était déjà une étoile. J’ai rassuré mon petit-fils, lui disant qu’il n’y aurait qu’une photo, pas besoin d’expliquer l’urne quand même. Quoique son fameux cousin s'en chargea, expliquant que leur grand-papa était rapetissé dans celle-ci. Cédrik n'adhéra pas du tout à cette thèse.

Je le pris dans mes bras afin de m’approcher de l'urne, il était craintif. En voyant les fleurs, il s’exclama : « J’aime les rouges! »

À son retour, il décréta que son grand-père était la lune. L'urne métamorphosée en lune, le génie des enfants. Surtout, il lui fallait une représentation aisément repérable.

Le 29 août au soir, après sa première journée d’école, à l’heure du bain, il parlait à sa mère.

-       Grand-papa Bazinet est venu me faire coucou!
-       Ah oui, comment cela?
-       La lune est venue proche deux fois. C’était grand-papa avec sa montre qui brille!

C'est qu'elle était grosse la lune ce soir-là, à son lever. Quasi pleine, particulière ce mois-ci, bleue disait-on. Immense et dodue en émergeant entre deux nuages.

Mon père faisait de la grande séduction avec sa montre, il faisait écouter les tictac aux enfants.

Cédrik profita des soirées suivantes pour présenter son arrière-grand-père à qui passait chez lui.

mardi 28 août 2012

Une fierté n'attend pas l'autre

Après la festive Fierté littéraire de Montréal, voilà que s'amène la Fête Arc-en-ciel (FAEC) de Québec, elle-même précédée du colloque Les méconnues. Le tout du 30 août au 2 septembre. Et j'en serai ! Je le sais, je me répète.

D'abord, j’ai le plaisir de participer à la table ronde intergénérationnelle jeudi soir. Ensuite, j'ai été invitée à titre de MC (maîtresse de cérémonie) lors de la tenue du colloque du vendredi 31 à l'hôtel Pur. La journée se poursuit dans un festif 5@7 au Boudoir, LE cocktail d'ouverture de la FAEC. Finalement, je serai présente avec mon roman, Trabouler, lors de la tenue des journées communautaires, le samedi et le dimanche de 13 heures à 17 heures, le tout en compagnie d'autres auteurs et de moult représentants d'organismes, et artistes de tout acabit.

On s'y voit ?

mardi 14 août 2012

la Fierté littéraire, j'en suis!

je ne pouvais rater ce clin d'oeil au film J'en suis! de Claude Fournier.

C'était la soirée d'ouverture au Sir Montcalm. Soirée d'ouverture et micro-ouvert. Plus d'une cinquantaine de personnes présentes, deux heures de lectures publiques, bouchées et vin. Excellent, et c'est une première ! Que cela sera-t-il quand ce sera un incontournable ? Et ce n'est pas fini.

Trois soirées de rencontres d'auteures et d'auteurs s'en viennent, animées par Denis-Martin Chabot, l'instigateur de l'événement.

Pour ma part, j'aurai le plaisir d'être invitée jeudi soir le 16, avec mon roman Trabouler. Un rendez-vous à ne pas manquer, à 19 heures au Centre communautaire gai et lesbien (CCGL), 2073 rue Plessis, Montréal. De plus, séance de signature samedi, sous la tente du CCGL, dans le cadre de la journée communautaire.

Belle semaine ! J'en suis toute réjouie... pour ne pas dire gaie.
 :o)

http://www.colettebazinet.com/Colette_Bazinet/Trabouler,_roman.html

jeudi 21 juin 2012

Offre de services

Ça y est, je l'annonce formellement. C'est beau dire que l'on est freelance, cela manque de précision. Alors voilà, j'ai mis à jour mon site pour indiquer des domaines de compétences et d'intérêts.
J'aime quand même bien le terme freelance, emprunté à un mélange d'anglais et de français. Je le préfère à pigiste : la pige relève du hasard. Freelance, lui, fait appel au preux chevalier offrant sa lance librement au digne sieur. Ce rapport me semble beaucoup plus bilatéral, un engagement mutuel plus intéressant que d'être choisi ou de choisir au hasard, même si ce dernier peut intervenir dans le premier contact.

Bienvenue!

N.B. preux est un adjectif invariable, chevalière n'est pas le féminin de chevalier et quant à sieur...  Alors je suis preux chevalier offrant ma lance...

samedi 16 juin 2012

parce que la vie doit continuer

Y arriverai-je ? Un nouveau texte est-il une façon d'effacer le précédent ? Mon père est au premier plan, je lui ai d'abord écrit. Écrire encore n'efface rien, je dois m'en convaincre. Oui, ce texte deviendra le plus récent, pour un temps, jusqu'au suivant. Le précédent devenu second restera le premier en moi. C'est en voyage que je l'ai appris. Leucémie myéloïde aiguë, ça ne pardonne pas. La vie ne pardonne pas, pas d'absolution. Même la planète a une fin. Conjurer la mort. C'est l'anniversaire des enfants cette semaine, et la mienne.

Pour ma fête cette année, j'irai le voir, j'irai les voir, maman et lui.