vendredi 22 juillet 2011

Imposture

Une imposteure. Si si. J'ai bien publié un roman, en ai un autre en chantier, quelques nouvelles et autres récits traînent dans mes classeurs. Ai même pêché quelques vers japonais, de prétendus haïkus. Petites pensées dispersées ci et là. Bouts de papier épars, notes virtuelles. Mais se déclarer écrivaine ? Une imposture!

Écrivante, auteure, peut-être. Écrire ne rend pas écrivain. La littérature a ses exigences, des approches créatives propres, une exploration de la forme qui va au-delà des exercices que j'étends à l'écran ou sur des supports dérivés d'une pâte quelconque. De plus, je n'ai acquis aucune formation générale ou spécifique, rien, nenni, en lettres ou littérature.

Scolarité : sociologie. Sociologue alors ? Le diplôme date, je n'ai jamais oeuvré directement dans la discipline que ce soit en enseignement ou en recherche. Idem dans me lectures personnelles, j'ai décroché. Ne peux donc me prétendre sociologue.

Finalement, le féminisme. Certes, j'ai suivi l'équivalent d'une mineure au niveau du bac universitaire et obtenu la « concentration en études féministes » de deuxième cycle, dans le cadre de ma maîtrise. Là aussi, je suis dépassée. Passée date, out.  Les grands débats, les noms célèbres, les derniers essais. Out! Jusqu’aux classiques, oubliés. Le coeur y est, les données désuètes.

Que reste-t-il ? Une sorte d'amateurisme ? Tiens. Une variation sur le thème: si j'étais simplement une (auteure) socioculturelle.

samedi 4 juin 2011

J'avance en marche arrière

Toute une mise à l'eau !

Je jubilais à la perspective d'une opération toute en douceur. Un petit sud, sud-est affleurait, 2-3 — noeuds (4, 5 km/h). Conditions rêvées. On décide de procéder, le bateau pas gréé, juste pour le plaisir d'être dans le bon élément. Dans les airs sur son ber, il a beau être joli avec sa coque toute brillante, ce n'est pas sa place à ce temps-ci de l'année. La marée haute est vers 20 heures, on peut plus tôt bref, autour de 18 h 30 cela devrait être parfait. Un voilier nous précède, nous l'aidons.

18 heures, on attend le tracteur, mon équipière au sol, moi, juchée dans le cockpit. À la marina, c'est ainsi traîné vers la rampe de mise à l'eau que le bateau va chercher sa place. Une ligne de nuages noirs pointe du nord. Le temps d'approcher de la rampe, voilà que la brise se lève et tourne : on touche les 30 noeuds (55 km/h). Ce nordet que je déteste, un front froid ? On gèle en tout cas. Non seulement il entre comme il veut dans la marina, mais il nous propulse contre les quais, je l'ai dans la poupe rendue au ponton. Pour la première étape, celle de la mise à l'eau, pas de problème : le quai fédéral nous protège et l'on accoste d'abord là avant de se rendre à nos places. On a déjà vu pire, mais c'est la première sortie de l'année, on n'est pas amarinées.

À l'eau ! Toujours sur le ber, je vérifie s'il y a des entrées d'eau. Si, au niveau du loch. Je serre, à bout de bras, c'est dans le fond du coffre dans la pince. Un gars de six pieds n'aurait pas mon problème, je l'ai toujours dit, je n'ai pas le bras long. Ma lampe frontale s'ouvre, les piles tombent dans le fond, pas rattrapable, et c'est noir là-dedans. Quelqu'un me lance une torche, ouf, elle n'est pas tombée à l'eau. Je serre encore, essuie, regarde si de nouvelles gouttes pointent, ça semble étanche. Mise à l'eau complétée, amarrage au quai fédéral.

D'abord, on vérifie si le moteur démarre. Bingo ! Et il n'étouffe pas au bout de cinq minutes, ce n’est pas le temps par un temps de même. Deuxième question : ce vent tombera-t-il avec le changement de marée ou restera-t-il pour trois jours ? Le Nord-Est, c'est ça. On décide de profiter de la présence d'autres plaisanciers ; si l'on attend, il n'y aura plus personne pour nous aider et l’on ne peut rester à ce quai. Entente avec l'autre voilier. On l'attend à son ponton, puis ils nous attendront à leur tour. Méchante course à faire entre les deux places.

À bout de souffle, les jambes molles, j'arrive à son ponton, le bateau est de travers, le vent est tellement fort que l'on arrive le ramener qu'après de nombreuses difficultés. Des renforts arrivent. « Mets-toi sur le reculons pour entrer dans à ta place ». Conseil retenu. Deux viennent nous aider à appareiller puis courent au ponton nous attendre. Ils seront cinq à nous recevoir.

Appareillage réussi, le bateau accélère seul au portant, on vire, on dérive vite, la ligne droite n'existe plus, si, en diagonale, on vire encore, vers le comité d'accueil cette fois. Trop tôt, je me ramasse de travers. Prise deux, je recule et reprends la manoeuvre, « En avant en marche arrière ! » Un bateau n'a pas de freins. Cinq personnes sur les quais plus deux à bord, donc à sept, l'accostage réussit. Rien n'a été accroché.

19 h 55 : amarrage complété, apéro. Nous sommes les dernières à quitter la marina en ce vendredi soir.

21 h 00 : soupons en amoureuses au Bistrot, St-Jean, Ile d'Orléans, fenêtre côté fleuve. Le vent tombe, le ciel se dégage, des étoiles nous font des clins d'oeil.

Nous reviendrons dimanche, vérifier si le bateau n'a pas continué à prendre l'eau et... à couler... Ça s'est déjà vu.

lundi 30 mai 2011

un cours de théo... la Sodome de Trabouler n'est pas dans le champ

«L'histoire de Sodome a-t-elle vraiment quelque chose de commun avec l'homosexualité telle que définie à notre époque? Il n'y a rien de moins certain...»
http://www.dailymotion.com/video/xizpzw_thomas-christian-romer-sodome_lifestyle

lien trouvé sur le Facebook du groupe S'affirmer ensemble. Là où j'irais tout de même un peu plus loin, c'est dans l'interprétation du comportement des filles de Loth. Pour ma part, le récit cherche plus à justifier le discours du père, offrant ses filles en viol plutôt que ses invités, en les faisant passer pour incestueuses. Par contre, il introduit la notion de rôle et de genre de façon intéressante, quoique brève.

Sauter les trois premières minutes, c'est de la poutine de cours...

samedi 14 mai 2011

Souvenirs de Madagascar

Cela cogitait depuis longtemps, c'est maintenant chose faite, ma page malgache. Du Québec, on n'entend à peu près jamais parler de ce pays sauf, bien sûr, s'il y a catastrophe ou autre événement difficile. J'ai voulu ici partager quelques souvenirs d'un pays qui a su si bien nous accueillir, il y a bien des années déjà. Quelques mots et surtout quelques photos rapportées, ou d'objets rapportés. À voir sur mon site en cliquant sur le titre de cette chronique.

mercredi 27 avril 2011

3e Salon du livre de Victoriaville


J'y serai le samedi 30 avril 2011, de 13 heures à 16 heures, et le dimanche 1er mai, de 13 heures à 17 heures, en compagnie de nombreux auteurs.

C’est un rendez-vous au Cégep de Victoriaville, 765, rue Notre-Dame E., Victoriaville (Québec) G6P 4B3.

lundi 4 avril 2011

Présence au Salon international du livre de Québec

DU 13 AU 17 AVRIL 2011 AU PALAIS DES CONGRÈS


J'y serai:

  • mercredi le 13 avril de 17 h à 21 h
  • jeudi le 14 avril de 17 h à 21 h (avec une petite absence probable entre 18 et 19 heures)
  • vendredi le 15 avril de 13 h à 18 h
  • samedi le 16 avril de 12 h à 15 h heures puis de 17 h à 21 h en soirée
  • et enfin le dimanche en après-midi de 13 h à 17 : heures
avec , il va de soi, le roman Trabouler, au kiosque des Éditions du Mécène, le numéro 819, avant-dernière rangée vers le fond à droite, collé sur le côté de la scène des Rendez-vous littéraires.
J'ai bien hâte de vivre cette expérience à titre d'auteure, après l'avoir vécue comme lectrice puis bénévole.
Que de belles rencontres en perspective !


jeudi 24 mars 2011

l'affaire Lola m'énerve!

Avec l'arrivée du dossier à la Cour suprême, mes poils se hérissent. La liberté de vivre à deux sans contrat est un gain social important et je suis contre le contrat actuel qu'est le mariage (l'affaire de la loi sur le patrimoine). J'ai vécu les deux situations et préfère nettement l'union libre, dite de fait.

Mais quelle ne fut pas ma surprise, en union libre, de constater que les lois de l'impôt pénalisent la personne ayant le plus faible revenu en la privant des retours de TPS et TVQ, en imposant la mise en commun des frais médicaux, etc. En quoi le partage des dépenses avait-il changé parce que nous n'étions plus colocataires ? En quoi cela avait-il changé nos revenus et nos situations d'emploi? Et qui ne se rappelle pas des bouboumacoutes s'ingérant bien davantage dans la vie des femmes que dans celle des hommes, afin de leur dénicher un copain (et maintenant une copine) de qui elle devait obligatoirement devenir à charge, avec leur progéniture s'il vous plaît. Au nombre de familles reconstituées qui existent, respectons l'indépendance des êtres adultes et consentants à contracter la forme d'union qui leur convient. Je me fous de ce qui existe ailleurs au Canada. Ce n'est pas une référence, c'est un autre choix de société, c'est tout!

N'oublions pas que ces décisions s'appliquent maintenant à toutes les formes de couples, hétéros, lesbiens, gais. Les rapports économiques entre conjoints sont très variés. Pour ma part, divorcer en société des acquêts (c’était avant la Loi sur le patrimoine) de quelqu'un de très irresponsable a été suffisamment éprouvant. J'ai bien cru pouvoir perdre le peu que j'avais acquis. Refuser ses dettes ne l'obligeait pas à décliner mes acquêts, ce qu'il fit heureusement, malgré tout.

Je ne comprends pas qu'il semble que la cour d'appel ait parlé d'obligation alimentaire pour la conjointe, elle ne semblait vraiment pas crever de faim avec son nouvel ami tout autant richissime. Et ce n'était pas l'entente du couple lorsqu'ils étaient partenaires.

Si certaines personnes se cherchent de tels partenaires pour ensuite en soutirer le maximum, je ne me reconnais vraiment pas dans ces Lola. Je n'ai pour ma part pas assez de fric et surtout d'énergie pour devoir me battre encore dans un système juridique où les avocats, trop nombreux en chômage, trouverait une nouvelle mine d'or. Lola, ne crois pas défendre ainsi la cause de la veuve et de l'orpheline, au contraire.

Des contrats d'union, cela existe. Ou encore, pourquoi ne pas modifier l'union civile: rendre le patrimoine facultatif ou pour une période définie entre les conjoints; le contrat pourrait être ouvrable; l'obligation de vie commune pourrait être ôtée, comme cela est le cas pour le mariage, un de ses rares avantage. La formule de l'union civile avait été adoptée avant que le fédéral ne modifie la loi sur le mariage pour les conjoints de même sexe. Maintenant que cela est chose faite, pourquoi ne pas l'améliorer ?

Peut-être que les Lola et Éric de ce monde y trouveraient leur compte ( il ne semble quand même pas un total irresponsable ce mec), sans entraîner toute la population dans leurs démêlées!